Dimanche 1 février 2009
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Cela fait bienôt 14 heures que nous naviguons sur cet océan Atlantique Nord, sans
pouvoir sortir, après avoir passé une nuit inconfortable en dormant par terre et nous avons peiné à trouver un petit peu de sommeil.
mardi 25 juillet
1978
Il est 6 heure (heure locale), lorsque nous atteignons les côtes des iles Féroes,
le plafond est très bas et un important brouillard envahi les iles.
2 h 30 seront nécessaires pour sortir de la cale et accomplir les formalités
douanières.
Comme nous sommes bloqués sur les iles pendant 4 jours, nous décidons de partir
tout de suite en exploration. 30 % de la population soit
environ 12 000 personnes (en 1978) réside à Torshaven la capitale,
Les Féroes sont un archipel de 18 iles qui furent découvertes par des moines
Irlandais vers l'an 800, elles devinrent danoises en 1816. Ce n'est qu'en 1948 que le Danemark leur accorda un statut d'autonomie interne, leur idiome et leur propre
drapeau.
L'économie repose essentiellement sur la pêche hauturière ainsi que sur l'élevage
de quelques 80 000 ovins qui paissent sur des étendues de lichens, de mousses et de tourbes détrempées par le brouillard et l'humidité. Vers Heidi, les falaises plongent de 350 m dans
l'océan, le plafond est toujours aussi bas, nous descidons d'aller planter notre tente sur l'ile de Esturoy au pied du point culminant le Sloettaratindur (882 m). Tout est détrempé, nous
trouvons un speudo cratère surélevé pour planter la tente. Le brouillard nous envahit.
Regardez bien la petite tâche bleue ciel en bas à droite c'est notre tente
avec la voiture à côté.
En fin de soirée, une éclaircie nous permer d'apercevoir le sommet que nous
projetons de gravir ces prochains jours.
Pendant la nuit, le vent se lève et forcit au point de nous réveiller vers 2 h du
matin, nous obligeant à sortir de la tente, Surprise il fait jour ! mais pas le temps d'épiloguer, une rafale soulève le double toit, arrache les piquets et s'engouffre avec violence sous la
tente; Branle bas de combat on plie en catastrophe et on finit la nuit dans la voiture. Compte tenu du temps, nous abandonnons notre projet d'ascension.
Le lendemain, nous tentons quelques visites mais partout où nous allons tout est
dans la grisaille le vent et la bruine.
Vendredi 28 juillet
1978
Nous constatons que le temps est toujours aussi pourri et nous descendons vers le
sud de l'ile. Nous visitons les fermes de Kirkjubour assez typiques.
Autrefois, les fermes étaient construites en fonction des conditions climatiques
et des moyens de l'époque ; aujourd'hui beaucoup de fermiers ont conservé le style et le mode de construction de ces demeures. Les toits sont tapissés de mottes d'herbe reposant sur une couche
d'écorce de bouleau, isolant ainsi les habitants du froid et de l'humidité
Bien sûr l'herbe pousse, donc il faut faucher !!!
Même la vieille église de Porkeri, construite en 1946 a gardé cette
couverture naturelle (tien il faut que j'envoie cette photo à Kelly!)
Nous regagnons Torshaven et vers 18 h nous apercevons avec soulagement notre
bâteau arriver, enfin !... mais patience, il faudra attendre jusqu'à 23 h 50 avant d'embarquer, le Smyril faisant un aller et retour à Vagur sur l'ile de Suduroy. Enfin nous nous précipitons dans
le salon afin d'avoir une banquette pour la nuit et enveloppés dans les couvertures du bâteau, nous sombrons dans le sommeil, embarqués pour la dermière partie de notre trajet pour l'Islande . La
mer est calme. Alors bonne nuit et on se retrouve pour la 3ème partie de notre voyage.
Par Françoise
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Publié dans : VOYAGES
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